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Posted By Les jardins Atsenti
L’air est doux, à peine un frisson dans les feuilles. Quelques bernaches retardataires qui jacassent percent le silence du ciel. La forêt aux couleurs vives de courtepointe donne ses dernières représentations.
 
Bien callé dans la jupe de sa mère, la petite Élisabeth écoute le glissement de l’eau sur le canot. C’est la grande aventure qui commence. Du haut de ses huit printemps, elle à promis à son père d’être sage et courageuse. Élisabeth sert très fort sa poupée, mais elle n’a pas peur, son père est grand et fort il les protégera.
 
Avec ce nouveau jour, le soleil suit le sentier de l’eau et diffuse une douce chaleur. Alangui Élisabeth s’endort. Elle rêve aux sauvages qu’elle a vus dans le port. Des hommes presque nus à la peau foncée portent d’énormes ballots de fourrure. Les femmes qui les accompagnent portent leur enfant dans le dos. Elles sont si belles !avec leurs longues chevelures noires et leurs tuniques ornées de perles.
 
Tout à coup, de l’eau lui arrive au visage. Le canot file de plus en plus vite sur le courant. Tout autour ça et là des rochers créent des cascades d’eau écumeuses. Son père donne de grands coups de rame pour maintenir l’embarcation à flot. Sa mère entoure sa taille d’une corde et l’attache à elle.
 
-Élisabeth tiens-toi bien au canot, ne bouge pas, lui dit sa mère
 
Au loin se dessine une barrière rocheuse à fleurs d’eau. Son père pagaie de toutes ses forces pour ramener le canot près de la rive. Plusieurs trombes d’eau envahissent la fragile embarcation. Un coup à gauche, un coup à droite le canot tangue, gigue sur l’eau. Il glisse entre deux rochers et se retourne sur le côté. Élisabeth se retrouve dans l`eau froide avec sa mère. Elle bat des bras pour refaire surface, sa mère l’agrippe et la hisse avec elle sur un rocher. Elles ne scrutent la rivière, de son père, aucune trace.
 
Avec précaution, de rocher en rocher, elles regagnent la rive. De grosses larmes inondent le visage de sa mère  qui la berce doucement. Sans papa que va t’il nous arrivé pense Élisabeth.
Le soleil descend derrière les arbres emportant avec lui sa chaude couverture. La lourde étoffe de leurs robes est encore humide. Le dos appuyé à un rocher dans les bras de sa mère, Élisabeth cache sa peine.
 
 Il fait nuit noire, il y a toutes sortes de bruit dans la forêt. Sa mère s’est assoupie et parle dans son sommeil, ses mains sont chaudes. Élisabeth lui touche le front, il est brûlant.
Ma mère est malade! se dit-elle. Élisabeth se souvient que sa mère lui mettait sur le front des compresses froides. Elle déchire un morceau de tissus à sa chemise et va le mouiller à la rivière. Pendant une partie de la nuit, elle fait l’aller-retour pour garder la compresse froide, mais le sommeil l’emporte.
 
Élisabeth se réveille au son des mésanges. Bien que très pâle, sa mère lui sourit. Une branche craque tout près dans la forêt, puis une autre. Elles se cachent toutes deux derrière un rocher. Une petite fille aux longues tresses noires les observe. Elle s’approche à pas de loup, nerveuse comme une perdrix aux aguets.

 


 
Posted By Les jardins Atsenti
Élisabeth sort de sa cachette et s’approche prudemment. La petite fille lui parle dans une langue étrange. Elle dessine avec un bâton un grand cercle avec plusieurs petits cercles autour. Elle sort de son sac un morceau qui ressemble à un pain et le dépose au sol.
-          Micimek ! Micimek dit-elle (manger)  avec une main qu’elle porte à sa bouche
-          Puis elle détaille comme un lapin.
 Elle partage avec sa mère le drôle de pain. Sa mère mange peu, la fièvre reprend et elle se rendort.
 Des voix, un groupe de personnes approchent. Vite Élisabeth prend un bâton et se tient bien droite, prête à se défendre. Deux femmes et un homme à la peau rouge sortent de la forêt, mais restent à distance. La petite Indienne sort du groupe et avance vers elle.
 -          Nina Nanatasis lui dit-elle en se tapant sur la poitrine
Élisabeth comprend qu’elle lui dit son nom. Elle baisse son bâton.
 -          Je suis Élisabeth
 Nanatasis la prend doucement par la main. Les femmes s’approchent et enroule sa mère dans une peau de fourrure. L’homme la soulève et la met sur son épaule. Ils suivent un sentier bordé de frênes et d’érables. Ils arrivent dans un village avec des tentes tout autour d’une grande place. Des enfants accourent et touche sa robe et à ses cheveux. À l’autre bout du cercle, ils entrent dans une grande tente.
 
Le sol est tapissé de branche de sapin et de peaux de fourrures. L’homme dépose sa mère et la laisse aux soins des femmes qui la déshabillent. Nanatasis lui présente une tunique de cuir et des bizarres de pantalons et l’incite avec de grands signes à se dévêtir, puis, elle l’invite à s’asseoir près du feu. Une femme  lui donne un bol de soupe et du pain. Rassasiée, bien au chaud, Élisabeth s’allonge près de sa mère et s’endort.
 
Le hululement de la chouette l’éveille. Le rougeoiement du feu éclaire les bouquets de plantes suspendus aux poutres. Leur odeur amère se mêle à l’arôme camphré du sapinage. Sa mère l’appelle.
-          Élisabeth, où sommes-nous ?
-          Dans une tente indienne maman. Il s’occupe bien de nous. Regarde ma nouvelle robe! Je me suis fait une amie elle s’appelle Nanatasis
 Sa mère essai de se lever, mais la femme que Nanatasis appelle :Gi'ju (maman) est auprès d’elle et lui offre un bol de tisane.
 -          Tu dois boire maman, c’est pour te soigner.
Elle prend le breuvage qu’on lui offre et épuisée retombe sur sa couche.
 
C’est déjà le matin, la porte de toile se soulève. Une femme entre et dépose des provisions. Après avoir bien mangé, Nanatasis prend une grosse besace de cuir et amène Élisabeth dehors.
 

 
Posted By Les jardins Atsenti
Dans un champ tout près du village, elle récolte sur de longues tiges feuillues, des légumes longs recouverts de feuillage. De retour dans la tente la petite Indienne déshabille les légumes, arrache les grains jaunes avec ses dents et les mâchent. Puis, elle recrache la pâte dans ses mains et façonne des galettes qu’elle fait cuire dans le feu.
 
Ce soir il y aura une grande fête pour célébrer la bonne chasse et remercier l’esprit des animaux.
 
Les jours raccourcissent et il fait de plus en plus froid. Élisabeth apprend la langue de sa nouvelle amie. La mère d’Élisabeth a commencé à manger. La tisane de fleurs jaune a fait tomber la fièvre. C’est maintenant la toux qui l’épuise et la garde éveillée souvent la nuit.
 
Un beau matin, tout est blanc. Nanatasis, lui explique que pendant la nuit l’esprit du vent a glacé toute l’eau du ciel. Nanatasis lui donne de longues bottes de fourrures et un manteau de peau. Elles partent avec chacune une grande besace et s’enfoncent dans la forêt. Nanatasis s’arrête près d’un ruisseau et cueille dans un arbuste gelé des fruits noirs. Élisabeth, reconnaît cet arbuste c’est du sureau. Sa grand-mère disait que c’était un arbre magique parce que des fées y habitent. Elle faisait du vin ou un sirop avec les fruits noirs et des tisanes avec les fleurs pour soigner les maladies de poitrine. Les branches du sureau servaient à confectionner des flûtes et des baguettes magiques.
 
Ensemble, elles récoltent les fruits et bientôt leurs sacs sont pleins.
 
De retour dans le wigwam, la jeune indienne lui montre comment écraser les fruits, dans une écuelle de courge, puis y ajoute un liquide qui sent bon. Elle fait bouillir la préparation dans le feu jusqu’à ce qu’il devienne un sirop. Elle demande à Élisabeth d’en donner à sa mère.
 
L’hiver passe et Élisabeth apprend à vivre comme les Indiens. Elle va chercher de l’eau à la rivière, levée des collets, à perler des vêtements, à tresser le bois de frêne pour faire de jolis paniers.
 
Grâce au sirop de sureau et aux bons soins de la mère de Nanatasis, sa mère est guérie. D’ailleurs sa mère participe aussi à la vie de la tribu, elle aide les femmes dans leurs tâches quotidiennes et apprend leur langue.
 
Le printemps arrive, Élisabeth adore sa vie chez les Indiens, elle ne veut pas vivre ailleurs.
Mais, elle n’est pas trop inquiète, car elle devine au sourire de sa mère lors des visites du guerrier Pziko (bison) que bientôt elle fera partie du clan de l’ours.
 
Hélène Mathieu
22 mars 2011

 
Posted By Les jardins Atsenti
¼ tasse d'avoine fleurie
1c soupe de racine de chicorée ( on peut remplacer par du café de chicorée)
1 gousse d'ail épluchée
1 feuille de chou coupée en 6 morceaux
1 branches de thym idéalement frais
½ c thé de thym séché, attention à la qualité
le jus d'un citron
2 c soupe de miel


1- Mettre les ingrédients ensemble sauf le miel et le citron et chauffer 10 minutes jusqu'à Ébullition
2- Laisser infuser 10 minutes en couvrant
3- Filtrer et ajouter et bien mélanger le citron et le miel

Garder au réfrigér
ateur et prendre un petit verre chaque matin à jeun pendant 15 jours


 

 

 
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