Posted By Les jardins Atsenti
Les rayons de lumière percent à peine le brouillard de la nuit que déjà, les cristaux de neige pétillent et éclatent en bulles d’eau scintillante. Des cris de nouveau-né animent l’immobilité de cette fin d’hiver. Un gros garçon rougeaud et joufflu boit goulûment au sein de Pinson des Marais.
 Quelque semaine plus tard, Pinson des Marais remarque, que la peau de l’enfant, se fendille et craque partout sur son petit corps. Pour le calmer, elle l’enduit d’un baume de graisse d’ours. Mais certain soir, elle a beaucoup de mal à le consoler. Rouge de colère, l’enfant serre ses petits poings et réveille tout le village par ses cris vigoureux. C’est ainsi qu’on lui donna pour nom Montagne de feu.
 Des lunes passèrent et malgré les bons soins de sa mère, la peau du garçon se boursouflait et lui laissait de vilaines tâches rouges. Montagne de feu, dépassait d’une tête les autres jeunes de sont âge, il était doté d’une vigueur et d’une endurance exceptionnelle. Il fut ainsi, initié très jeune à la chasse, à la pêche et au défrichement de la terre, ce qu’il préférait entre tout.
 Au printemps il coupait les arbres, ramassait le bois ne laissant que les souches témoins de la forêt décimée. Il aimait fouler la terre mouillée, se soulant aux odeurs résineuses de la forêt, il oubliait pour quelques instants, son corps meurtri.
 Lorsque la douleur l’obligeait à mettre fin à ses travaux, le feu de la colère montait dans son ventre. Il partait, courant dans les bois, hurlant au ciel sa colère, fouettant et piétinant les arbrisseaux et les plantes sur son passage. Affamé et épuisé il revenait à fin du jour dans le giron familial.
 Tel le carcajou au caractère colérique et belliqueux, Montagne de feu était toujours prêt à mordre. Son attitude faisait le vide autour de lui. Il n’y avait que la douceur du regard de la jeune fille Oie blanche pour apaiser sa rage.
 À la sixième lune de ses seize printemps, Montagne de feu parti en quête d’une vision et de son chant personnel sur la montagne sacrée. Il resta une semaine dans les bois jeûnant et priant le père ciel et la mère terre de le guérir.
 À son retour au village, au lieu de s’améliorer, sa peau s’était couverte  de pustules qui enflaient. Les gens le fuyaient, car sa colère était toujours prête à exploser à tout moment La guérison laissait sa peau fripée comme une peau de crapaud.
 Montagne de feu nourrissait en secret un amour pour Étoile du matin. Il avait confié ses espoirs, à sa seule amie Oie Blanche. Remarquant qu’Étoile du matin n’était pas insensible à ses regards discrets, il projetait de lui faire sa grande demande. Sans ledissuader, Oie Blanche le mit en garde. Étoile du matin était belle mais aussi cruelle qu’un chat sauvage.
 Un jour, Montagne de feu se présenta devant la jeune fille. Il lui offrit un collier de coquillage. :

 -          Étoile du matin, je suis un bon chasseur et un bon guerrier tu ne manqueras de rien et je

          saurai de protége

Elle  s’approcha de lui, le poussa en riant dans un buisson de piquants et lui dit :
 -          Je ne veux pas d’une peau de crapaud pour époux
 Ridiculisé devant tout le monde, rouge de colère, il s’enfuit vers son tepee. Il remplit un grand sac de provisions, prend son arc, son carquois, son couteau, sa hache et quelques fourrures. Sans un seul regard en arrière, son chien sur les talons, il s’enfoncent dans la forêt.
 
 
 
 

 
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